

Pourquoi personne ne veut plus être manager ? Pourquoi les managers quittent-ils le navire ? La fonction managériale traverse actuellement une crise existentielle. En effet, un cadre sur cinq ne souhaite plus exercer de fonction d'encadrement, et ce chiffre monte à 70% chez les salariés qui ne veulent jamais devenir manager. Ces tendances sont encore plus prononcées chez la nouvelle génération, la fameuse Gen Z. Vous pourriez penser que vos offres d'emploi, parsemées de mots tels que "leadership", "coordination", "encadrement", ou de phrases comme "vous recruterez votre propre équipe", attirent davantage de talents. Mais en réalité, ce n'est pas si sûr. 👍 Pour ma génération, arrivée sur le marché du travail au début des années 2000, le management était perçu comme un objectif, un Graal, un accomplissement. Cependant, les vocations managériales se font de plus en plus rares. Pourquoi une telle indifférence, une telle désaffection pour le management d’équipe ? Comment l’imaginaire représentatif des jeunes cadres a-t-il pu en arriver là ? Et surtout, comment (re)donner envie pour les rôles d’encadrement en entreprise ? Quatre raisons pour lesquelles devenir manager ne fait plus autant rêver qu’avant 1. Une surcharge de travail et le poids des responsabilités Le rôle de manager est de plus en plus perçu comme stressant, principalement en raison de l'accélération du changement dans le contexte économique. Nous évoluons désormais dans un environnement VICA (Volatile, Incertain, Complexe et Ambigu), ce qui peut susciter des inquiétudes légitimes. → Concrètement, la pertinence des décisions stratégiques prises par un manager aujourd'hui n'est plus garantie. Les données et les situations peuvent évoluer rapidement, comme nous l'avons vu avec la crise du Covid et l'introduction de l'IA dans le monde professionnel. La gestion des équipes exige également des compétences en communication et en gestion des conflits, ce qui peut être source de stress pour ceux qui ne se sentent pas à l'aise dans ces domaines. 😥 L'ensemble de ces facteurs peut amener certains salariés à renoncer à des postes de management au profit de rôles moins exposés et moins contraignants, en attendant des jours meilleur s. 2 - L'autonomie des collaborateurs Les pratiques de travail évoluent vers des modèles moins hiérarchiques, où la décision n'est plus uniquement entre les mains des responsables, mais partagée de manière horizontale et transversale. On parle de désilotage des départements au sein d’une entreprise, d’équipes pluridisciplinaires. → Aux avants postes de cette mutation profonde, les équipes de développement informatique qui utilisent des méthodologies de type “agile”, et pour lesquelles les managers sont devenus des Scrum Masters, c’est-à-dire des facilitateurs plutôt que des donneurs d’ordre. Cette approche offre aux collaborateurs une plus grande liberté, sans la contrainte de devoir superviser les autres. Cette autonomie accrue leur permet de prendre des décisions plus facilement. Cependant, cette liberté peut parfois être un obstacle à leur engagement et à leur motivation, car elle peut entraîner une certaine distance et un sentiment de perte de lien avec l'équipe et l'entreprise. “Le télétravail a entamé la notion d’appartenance à l’entreprise, et poussé vers l’individualisme”, François Dupuy, sociologue du travail. 3 - La remise en question de l'image du métier de manager et de son prestige Traditionnellement perçu comme prestigieux, le rôle de manager est également associé à des responsabilités et un niveau de stress élevé. Cependant, les attentes vis-à-vis du travail ont considérablement évolué. En 2024, tant les collaborateurs que les managers recherchent des postes offrant un meilleur équilibre entre vie professionnelle et personnelle. Ils sont moins enclins à sacrifier leur bien-être et leur qualité de vie pour gravir les échelons hiérarchiques. → Cette transformation des attentes peut expliquer la baisse d'attrait pour les rôles de management. En effet, ces postes ne répondent pas toujours aux nouvelles priorités des travailleurs, axées sur le bien-être, l'équilibre et l'épanouissement au travail. Cette évolution de la perception du métier de manager reflète une prise de conscience plus générale de l'importance de la santé mentale et du bien-être dans l'environnement professionnel. 4 - La fidélisation par le management au sein des entreprises Le concept de carrière ne se limite plus à l'évolution dans la hiérarchie ou au maintien dans le même domaine d'activité. Brandir la carotte du management d'équipe est moins efficace qu'auparavant. Avec moins de carrières linéaires, les parcours professionnels suivent des chemins plus variés, influencés par des facteurs tels qu'internet et l'entrepreneuriat. Cette tendance s'est accentuée pendant la crise sanitaire, où de nombreux collaborateurs et managers ont décidé de changer de voie pour trouver une meilleure adéquation entre leurs valeurs personnelles et leur travail. → De nombreuses personnes recherchent désormais plus de sens dans leur travail, ce qui les amène à envisager des reconversions professionnelles. Certaines préfèrent même se mettre à leur compte plutôt que de gérer une équipe. 5 - L’attente de reconnaissance non satisfaite Durant la période du Covid-19, les managers ont consenti à des efforts considérables pour adapter le mode de travail, tant le leur que celui de leur équipe, au travail à distance. Malgré ces investissements, nombre d'entre eux ont le sentiment de ne pas être suffisamment reconnus pour leurs contributions. En effet, la gestion du travail à distance s'est ajoutée à leurs responsabilités existantes, générant ainsi une charge de travail accrue et de nouveaux défis à surmonter. → Cette situation peut engendrer chez les managers un sentiment d'injustice et de démotivation, les amenant à exprimer un besoin accru de reconnaissance et de soutien dans leurs efforts. Il faut “associer les managers aux réflexions stratégiques, plutôt que de les cantonner à un rôle de passe-plat. Il s’agit aussi de redonner à leur fonction ses lettres de noblesse, et d’en faire des acteurs de la transformation de l’entreprise” Camille Clausier, consultante RH. 7 idées pour redonner l’envie d’avoir envie de manager en entreprise Le management est un pilier essentiel du succès d'une entreprise. Attirer et fidéliser des talents à ce poste est donc un enjeu crucial. Mais comment donner envie aux salariés de franchir le pas et d'endosser ce rôle aux multiples responsabilités ? Identifiez les signes précurseurs chez vos managers → Soyez attentifs aux signes physiques, psychologiques et émotionnels d'épuisement chez vos managers avant que la situation ne devienne critique. Offrez un soutien opérationnel à vos managers → Rien de plus bénéfique que des collègues qui comprennent le contexte pour soutenir d'autres managers. Établissez donc une communauté managériale solide au sein de l’entreprise pour favoriser le lien social et éviter le sentiment d'isolement. En effet, eux aussi peuvent ressentir cette sensation d'être seuls. « Des entreprises généralisent aussi le Codev (codéveloppement professionnel), un outil de résolution des problèmes basé sur l’intelligence collective. Un manager peut l’activer à tout moment, quand il en a besoin, face à une situation complexe, en interrogeant un collègue » André Turba - Directeur Général Oresys Formation et développement → Devenir manager ne s'improvise pas, cela s’apprend. Il est essentiel de proposer aux candidats un accompagnement personnalisé pour les préparer à ce nouveau rôle. Cela peut prendre la forme de formations en management et leadership, de programmes de mentorat, de coaching individuel ou de mise en situation progressive. L'objectif est de leur donner les outils et les compétences nécessaires pour réussir dans leur nouvelle fonction. Comprendre les motivations individuelles → Tout le monde n’a pas envie d’être calife à la place du calife. Certains recherchent de nouveaux défis et une évolution de carrière, tandis que d'autres aspirent à développer une expertise ou à avoir un impact plus important au sein de leur équipe. Il est important de cerner les aspirations individuelles pour proposer des trajectoires professionnelles cohérentes. Flexibilité et équilibre vie professionnelle-vie personnelle → Flexibilité et équilibre vie professionnelle-vie personnelle → Proposez des organisations de travail flexibles qui permettent aux managers de concilier plus facilement leur vie professionnelle et personnelle. Cela peut inclure du télétravail, des horaires flexibles ou des congés payés supplémentaires. Veillez à ce qu’ils maintiennent un équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle en les aidant aussi à exercer leur droit à la déconnexion Communiquer sur les opportunités de carrière pour susciter les vocations plutôt que de les imposer → Il est important de communiquer clairement sur les opportunités de carrière offertes aux managers au sein de l'entreprise. Cela peut se faire par le partage d'expériences de managers, la présentation des différents parcours possibles et la mise en avant des perspectives d'évolution. En informant les salariés sur les possibilités qui s'offrent à eux, l'entreprise suscite leur intérêt et les encourage à envisager une carrière managériale. Proposer de tester la fonction de manager ? → Proposer des périodes d'essai pour le rôle de manager peut être une solution efficace pour attirer de nouveaux talents et motiver les collaborateurs actuels. Cette approche permet aux employés de découvrir les responsabilités et les défis du management, tout en offrant à l'entreprise la possibilité d'évaluer leurs compétences et leur potentiel. Cela peut également contribuer à réduire le sentiment de risque et d'engagement à long terme associé au passage à un poste de management. Vous souhaitez prendre une longueur d'avance sur vos concurrents et optimiser votre processus de recrutement ? Betuned vous accompagne avec : 👍 My career site , un générateur de site carrière 100% personnalisé avec du contenu pensé spécifiquement pour les talents dont vous avez besoin. 👍 Un ATS intelligent pour gérer vos process de recrutement 👍 Des video-job : vos offres d’emploi présentées sous forme de capsules vidéo super impactantes et diffusés au sein de campagnes digitales ultra-ciblées pour trouver les candidats là où ils sont 👍 Du consulting Employer Branding et de la production de contenus pour révéler l’ADN de votre société et vous différencier en tant que top-employer en Belgique et au-delà ! 🚀 🌟

Recherche boolé-quoi ? Je suis d'accord avec vous, il y a des termes qui sont plus intimidants que d’autres. La recherche booléenne en fait sans aucun doute partie. Pourtant c’est une technique de recherche de candidats redoutable et pas si compliquée à maîtriser. Pour peu que vous consacriez 4 minutes à la lecture de cet article qui vous en expliquera les fondamentaux ! Cette méthode de recherche avancée peut sembler complexe, mais elle offre une façon efficace de trouver des candidats qualifiés sur les plateformes en ligne telles que Google et LinkedIn. Bien que souvent sous-utilisée en raison de sa réputation de complexité, la recherche booléenne peut être un atout précieux pour les recruteurs sur un marché pénurique. Qu’est-ce que la recherche booléenne ? La recherche booléenne est une technique d’exploration avancée qui utilise des opérateurs logiques tels que "AND", "OR" et "NOT" afin d’améliorer vos résultats de recherche. → Cette approche est applicable non seulement aux recherches de professionnels sur Google, mais également sur divers réseaux professionnels comme LinkedIn et autres jobboards. En bref, dès qu’il y a une barre de recherche, il y a de fortes chances que la recherche booléenne soit active et disponible pour affiner vos résultats. Par exemple, si vous recherchez un électricien sur Bruxelles votre recherche booléenne pourrait ressembler à ceci : (électricien OR installateur électrique) AND Bruxelles AND ("installation électrique" OR rénovation électrique) AND expérience:5 ans En somme, la recherche booléenne permet de structurer une requête de manière à réduire le champ des possibles et à cibler précisément les profils correspondant à des critères spécifiques. L'intérêt de la recherche booléenne en recrutement L'intérêt principal de la recherche booléenne en recrutement réside dans sa capacité à optimiser le processus de sourcing de candidats. En utilisant des opérateurs logiques, l es recruteurs peuvent affiner leurs recherches pour trouver des profils correspondant exactement à leurs besoins. 👍 La recherche booléenne est considérée comme un hack de recrutement, un raccourci que prennent certains recruteurs. Cette technique permet un gain de temps considérable en éliminant les résultats non pertinents et en se concentrant uniquement sur les candidats les plus qualifiés. De plus, la recherche booléenne offre une flexibilité et une adaptabilité précieuses, permettant aux recruteurs de moduler leurs requêtes en fonction des évolutions des besoins de l'entreprise et du marché du travail. En bref, elle constitue un outil stratégique pour identifier rapidement et efficacement les meilleurs talents. 🦾C’est aussi une technique que tous les recruteurs ne maîtrisent pas. Et donc un avantage certain pour ceux qui s’en servent. Les principaux opérateurs booléens expliqués Avant de commencer à explorer le web à la recherche de votre prochaine recrue, vous devez maîtriser les principaux opérateurs booléens. Voici quelques-uns de ces opérateurs et comment ils peuvent être utilisés concrètement : Opérateur "AND" : Cet opérateur permet de spécifier que les résultats doivent contenir tous les termes de la recherche, de rechercher deux mots-clés en même temps. Par exemple, pour trouver des Customer Care Associates bilingues français/néerlandais en CDI à Bruxelles, un recruteur pourrait utiliser la requête "Customer Care Associate AND bilingue AND français AND néerlandais AND CDI AND Bruxelles". Opérateur "OR" : L'opérateur "OR" permet d’élargir une recherche, d'inclure plusieurs termes dans une recherche, en spécifiant que les résultats peuvent contenir l'un ou l'autre des termes. Par exemple, pour rechercher des consultants en durabilité à Wavre ou à Namur, la requête serait "consultant durabilité OR consultant sustainability OR consultant environnement AND Wavre OR Namur". Opérateur "NOT" : Cet opérateur permet d'exclure certains termes de la recherche. Par exemple, si un recruteur souhaite trouver des IT System Engineer medior ou senior sur le Brabant Wallon, mais exclure les profils juniors, la requête serait "IT System Engineer medior OR senior NOT junior AND Brabant Wallon". L'opérateur "SITE" est utilisé pour rechercher sur un site internet spécifique. Il s'écrit toujours en minuscules, suivi de deux points et du nom du site. Par exemple, "site:linkedin.fr responsable service client" permet de rechercher tous les résultats contenant le mot-clé "responsable service client" sur LinkedIn. L'opérateur "EXT" est utilisé pour rechercher des documents selon leur extension, telle que des fichiers Word (.doc), des fichiers PDF ou Excel. Il fonctionne sur Google et Bing et s'écrit toujours en minuscules, suivi de deux points et des mots-clés. Par exemple, "ext:pdf responsable service client" permet de trouver tous les résultats au format PDF contenant le mot "responsable service client". Et la recherche booléenne, c’est aussi de la ponctuation pour rendre vos recherches encore plus précises ! Guillemets (" ") : Les guillemets sont utilisés pour rechercher une expression exacte, c'est-à-dire une séquence de mots qui apparaissent dans l'ordre précis spécifié. Par exemple, en utilisant les guillemets autour de "développeur web", la recherche renverra uniquement les résultats contenant cette expression exacte, et non pas des occurrences de "développeur" et "web" séparées. Parenthèses ( ) : Les parenthèses sont utilisées pour regrouper des termes dans une recherche et définir leur ordre d'évaluation. Par exemple, si un recruteur recherche des développeurs avec une expérience spécifique dans deux langages de programmation différents, il peut utiliser des parenthèses pour s'assurer que les opérateurs booléens sont appliqués correctement : (développeur Python OU développeur Java) ET expérience:5 ans permettront de trouver des développeurs ayant une expérience de 5 ans dans Python ou Java. Astérisques * : Avec l'opérateur booléen de l'astérisque (*), la recherche tient compte de la racine d'un mot. Par exemple, en saisissant "informati*", vous pourriez trouver des termes comme informatique, informatif, information, etc. Recherche booléenne : un exemple concret pour recruter un responsable service client à Bruxelles Voici un exemple de recherche booléenne qu'un recruteur pourrait utiliser pour trouver un responsable service client à Bruxelles. Il suffit d’aller sur Google et de taper par exemple : site:linkedin.com (responsable service client) AND (Bruxelles) AND (grande distribution) AND (néerlandais). Si vous avez compris la logique, voici une recherche un peu plus compliquée mais qui vous permet d’écrémer une base de données en moins de trente secondes : site:linkedin.com (responsable service client) AND (Bruxelles) AND ((grande distribution) OR (retail)) AND ((néerlandais) OR (bilingue)) -stagiaire -junior Vous voyez, ce n’est pas si compliqué ! Et ça fonctionne aussi lorsque vous faites du shopping en ligne ! La prochaine fois, essayez : chaussures running vertes AND lacets blancs AND (pointure:43 OR pointure:44) sur Google ! Quelques conseils à mémoriser pour bien recruter avec la recherche booléenne Utilisation de l'opérateur « NOT » pour écarter rapidement et massivement les profils les moins pertinents en excluant des critères non souhaités, comme des niveaux d’expérience incompatibles avec le poste à pourvoir. Utilisation des opérateurs « AND » et « OR » pour cibler et identifier des talents spécialisés possédant des compétences spécifiques dans des domaines précis. Utilisation de combinaisons astucieuses d'opérateurs pour découvrir de nouveaux profils uniques qui se démarquent. Adoptez une approche itérative en affinant votre requête en fonction des premiers résultats obtenus. Conservez des requêtes types dans un tableau Excel pour ne pas avoir à tout recommencer à chaque fois. 💌 Abonnez-vous à notre newsletter pour être tenu au courant de toutes nos publications et rejoindre notre communauté d’experts RH 📢 Découvrez tous les services Betuned : prendre rendez-vous Vous pouvez aussi nous contacter : amelie@betuned.be ou 0474548989

Le monde professionnel est parfois cruel. Une pincée de stress par-ci, une bonne dose d’ambition par-là, et certains deviennent prêts à tout.Les sourires de façade ne font alors que masquer des comportements plus que douteux dont vous pouvez être la cible.La manipulation fait partie des nombreuses techniques utilisées par certaines âmes mal intentionnées pour parvenir à leur fin ou pour écarter un collègue qui les dérange un peu trop.Ce collègue, c’est peut-être vous !Alors, découvrez comment déjouer tous les pièges de la manipulation au travail.Pas de bourreau sans victimeLe manipulateur ne choisit pas sa cible au hasard. Il la sélectionne en fonction de sa faiblesse mentale, morale et/ou de son isolement pour instaurer une relation toxique, voire destructrice.Mettons les choses au clair, tout le monde peut être un jour ou l’autre victime de manipulation ou de harcèlement au travail, pour la simple et bonne raison que l’on rencontre tous des périodes de doute dans notre vie qui nous rendent vulnérables.Une perte d’emploi ou un autre événement de la vie peut perturber l’estime de soi. Et qui dit doute dit terrain de jeu privilégié pour le manipulateur…Le manipulateur est un profilerComme un requin qui nage au milieu d’un banc de poissons, le manipulateur cible sa victime parce qu’elle a un profil particulier. Donc si vous avez un profil à risque, en le changeant, vous serez moins pris pour cible. Dans la plupart des manipulations, vous avez une petite part de responsabilité — pas dans tous les cas — et il est de votre devoir, pour vous protéger, de changer certains de vos comportements pour que le manipulateur ne soit plus intéressé par votre profil et parte chercher une proie ailleurs.Cinq raisons pour lesquelles vous êtes (peut-être) une proie facileLa faible estime de soi : si en ce moment, vous avez une faible estime de vous-même ou que votre besoin d’être aimé est très fort, vous devenez une proie facile pour le manipulateur qui n’a qu’à vous dire : « Tu es exceptionnel, ton travail est vraiment top » pour endormir vos défenses et mieux vous faire tomber par la suite.Ne refusez jamais un compliment au travail, mais sachez faire la part des choses.Le besoin de faire confiance (parfois aveuglément) : la confiance est précieuse, elle se mérite et elle doit être donnée avec parcimonie, même sur un open-space. Surtout sur un open-space et surtout si vous êtes le dernier arrivé dans l’entreprise.La vulnérabilité dans les moments difficiles : vous êtes plus facilement manipulable quand vous êtes fatigué, votre niveau de vigilance et d’attention diminuant. Le manipulateur profitera sûrement d’une fin de trimestre un peu chargée ou d’un moment de tension dans l’équipe pour se mettre en action.Manquer d’esprit critique : avoir l’esprit critique ne signifie pas tout critiquer sans discernement, mais ne pas être crédule et avaler tout ce que l’on vous dit, ne pas accepter une « vérité » sans y réfléchir vous-même et remettre en question les raisonnements des autres.Parfois, dans le monde professionnel, on a du mal à remettre en cause ce qu’on nous dit ou ce qu’on fait. On prend beaucoup de choses pour acquises en se disant « Si les autres le font, alors… » Don’t believe everything you think!! 😝L’isolement : si vous ne faites pas l’unanimité sur un projet ou au sein de votre service, il y a plus de chances que vous soyez la proie d’un manipulateur.Quand un prédateur s’attaque à un groupe d’animaux, il cherche d’abord le plus faible, puis il l’isole. Seul, vous êtes nettement plus vulnérable, alors que le groupe vous protège dans la plupart des cas.Comment le manipulateur se manifeste-t-il ?Il y a des schémas de manipulation au travail bien établis. À vous de les reconnaître rapidement et de réagir avant qu’il ne soit trop tard.Voici x techniques de manipulation classique au travail.La menaceQuand un manipulateur sent que vous lui résistez, il peut aller jusqu’à vous faire des menaces. C’est l’un des enjeux les plus pernicieux de la manipulation.En effet, les manipulateurs sont capables de vous dire des phrases comme « Si tu fais ceci, je vais faire cela… » (ou son contraire : « Si tu ne fais pas ceci, ne pense pas que je ferai cela… »).Une spirale infernale dans laquelle ne surtout pas mettre le pied.La réécriture des faitsPour fabriquer des excuses, pour trouver des preuves de tout ce qu’ils avancent, pour inventer des faits ou pour avancer toutes sortes d’arguments (parfois farfelus ou exagérés), les manipulateurs sont les champions !Ils seraient même assez hardis pour prétendre que 2 + 2 = 3. Sans hésiter, ils affirment être des experts et sont capables de faire (et dire !) n’importe quoi pour vous convaincre qu’ils ont raison.Diviser pour mieux régnerAvant de râler sur le collègue qui aurait critiqué votre façon de travailler, assurez-vous que c’est bien vrai. La rétention d’infos, le manque de clarté, le soin qu’ils mettent à semer la zizanie : manipulateurs et manipulatrices n’ont pas intérêt à ce que les infos sur eux circulent. Ils vont donc s’employer à faire en sorte que les collègues se parlent le moins possible entre eux.Entretenir le flouLes manipulateurs n’aiment pas la clarté. Info donnée entre deux portes, le flou, les « on verra »… Un jour, ils vous demandent de faire un travail comme ceci, le lendemain, vous n’avez rien compris et ce n’est pas du tout ça qui était demandé. Il y a de quoi devenir fou.Plus les pistes sont brouillées, plus vous êtes embrouillé. Attention, danger !Tirer la couverture à soiVous avez la drôle de sensation que les lauriers ne vous reviennent jamais ? C’est normal si vous êtes en contact avec un manipulateur. Au travail ou en privé, de toute façon, tout ce qui arrive de bien sera toujours grâce aux manipulateurs. Et tout ce qui arrive de mal sera forcément votre responsabilité.Comment se prémunir contre ’un manipulateur ?SE CALMER : chaque fois qu’un comportement inadapté (une saute d’humeur par exemple) survient, notez-le et gardez votre calme. Refusez d’entrer dans le conflit et proposez de reprendre la discussion lorsque la personne s’est calmée.NOTER : listez les émotions que vous ressentez : peur, angoisse, culpabilité… Ce sont des avertissements qui témoignent d’une situation dangereuse qui ne peut plus durer.SOURIRE : gardez autant que possible votre sens de l’humour pour montrer que ce qui est dit ne vous affecte pas. Le manipulateur déteste vous voir de bonne humeur, et il redoublera d’efforts pour vous maintenir sous son emprise, rendant ses méthodes d’autant plus visibles pour vos autres collègues.PROVOQUER : pousser la personne plus loin dans ce qu’elle insinue pour clarifier les choses et la mettre devant ses responsabilités : « Donc, tu insinues que je suis volontairement arrivé en retard à ce rendez-vous ? » ou « Tu sous-entends donc que je fais mal mon travail ? »QUESTIONNER : demandez à ce que les responsabilités de chacun soient clarifiées lorsqu’un doute subsiste, et refusez d’avancer sur un dossier tant que ces responsabilités ne sont pas clairement établies. Cela vous prémunira de tout reproche injustifié.DIRE NON : développez votre assertivité et apprenez à dire non. S’affirmer pour se faire respecter.NE PAS LAISSER LE DOUTE S’INSINUER : reformulez autant que possible ce qui est dit pour ne laisser aucun doute subsister. Exigez que ce qui est dit soit également consigné par écrit (mail, Post-it, SMS…) de manière à conserver des preuves. N’hésitez pas à ajouter d’autres personnes en copie de mail.NE PAS S’ISOLER : gardez le contact avec vos collègues. Le manipulateur n’a jamais qu’une seule victime de peur qu’elle lui échappe, lui faisant perdre toute raison d’être. Avez-vous déjà été victime de manipulation au travail ? Quelles en étaient les principales manifestations ? Comment vous en êtes-vous sorti ? Avez-vous dû changer de job ?

“Citez-moi 3 qualités et 3 défauts”. C’est une des questions préférées des recruteurs, un grand classique des entretiens d’embauche, vous le savez, et pourtant à chaque fois qu’on vous la pose elle vous déstabilise.La raison en est simple : dans un entretien d'embauche, on préfère toujours se concentrer sur la mise en valeur de ses forces et de ses qualités.Mais personne n’aime parler volontairement de ses défauts ou de ses faiblesses. Pourtant, reconnaître et exprimer vos défauts, c’est montrer aux recruteurs que vous êtes honnête, capable d'autocritique et prêt à vous améliorer.Dans cet article, retrouvez six défauts que vous pouvez avouer lors d'un entretien d'embauche et de la meilleure façon de préparer vos réponses.Pourquoi vous demande-t-on de parler de vos défauts ?La fameuse phrase “ Citez-moi 3 qualités et 3 défauts” est bien plus qu’une question, c’est une méta question, un rituel presque. Le recruteur cherche moins à connaître vos défauts qu’à évaluer la façon dont vous allez y répondre.Et comme c’est une question qui revient à chaque fois, vous n’aurez à vrai dire pas d’excuse si vous semblez ne pas vous y être préparé. Un candidat pris au dépourvu risque de donner des réponses clichées ("je suis perfectionniste !") ou de mentionner un défaut rédhibitoire pour le poste sans y prêter attention.👍 Les défauts et la manière dont vous les exprimez aident à mieux comprendre la personnalité d’un candidat et le recruteur teste également votre franchise et votre capacité à prendre du recul, à vous remettre en question dans une situation de stress.Pourquoi faut-il s’entraîner à répondre à cette question ?Pour adapter sa réponse et ne pas se prendre les pieds dans le tapis tout seul ! Il est crucial d'adapter les défauts que vous allez citer en fonction du poste visé.→ Si vous postulez pour un poste de commercial et mentionnez que vous êtes timide, cela peut semer le doute dans l’esprit de votre interlocuteur par exemple.→ En revanche, pour un poste de développeur dans le secteur IT ce serait moins problématique.Il serait presque surprenant (désolée pour les clichés) que vous insistiez sur votre personnalité hyper extravertie ou votre instinct de négociateur !😉 La technique du clin d’oeilParler d'un défaut non lié au travail peut également être une manière humoristique de répondre à la question en faisant preuve d’autodérision : par exemple en mentionnant le fait que vous êtes gourmand ou que votre péché mignon c’est le bon vin, etc.→ L'objectif général est de choisir des défauts pertinents et de les présenter de manière positive en fonction du contexte professionnel si cela est possible.Voici donc à présent quelques défauts avouables et la manière de les présenterJe suis perfectionnisteAttention, c’est le vrai-faux défaut que beaucoup de candidats mentionnent et le mot “perfection” a tendance à donner de l’urticaire aux responsables RH !Si vous pensez néanmoins faire partie de ces personnes qui ont - nuance - le goût du travail (très) bien fait, alors mettez en valeur votre capacité à accorder désormais votre confiance aux autres pour déléguer ou valider un projet. En fonction du poste pour lequel vous postulez, vous pouvez également souligner que vous êtes la personne à qui confier la touche finale d’un projet pour que sa réalisation soit…parfaite !Je suis ambitieuxL'ambition est souvent considérée comme un défaut à taire à tout prix, mais en réalité, elle peut être perçue comme une qualité lors d'un entretien d'embauche si elle est bien présentée.D’ailleurs vous pourriez intelligemment faire remarquer que ce supposé défaut est à coup sûr utilisé par votre futur employeur sur son site corporate avec des phrases comme“... l’ambition de devenir le leader de….”!→ Avoir confiance en soi et viser l'excellence à long terme sont en réalité des soft skills très appréciées.→ L'ambition peut donc être présentée comme un défaut en passe de devenir une qualité mise au service de votre futur employeur, démontrant votre volonté de vous dépasser et de réaliser des performances significatives dans votre carrière professionnelle.Je suis impulsifL'impulsivité peut être un défaut, mais si vous arrivez à la présenter de manière positive, vous montrerez que vous êtes une personne dynamique, réactive et capable de prendre des décisions rapidement.→ Mettez l'accent sur le fait que vous avez appris à canaliser cette impulsivité en prenant le temps de réfléchir et d'évaluer chaque situation avant de prendre des décisions importantes.Je suis timideSi vous êtes de nature timide, cela se verra de toute façon en entretien alors, pourquoi ne pas faire preuve de transparence et avouer ce petit défaut ?Bien sûr, abstenez-vous de mentionner ce défaut si vous voulez occuper des fonctions commerciales ou un poste de direction.Soulignez ensuite comment vous avez transformé votre timidité en force.→ Vous avez acquis la maturité nécessaire pour dépasser cette timidité lorsque c'est nécessaire. N'oubliez pas de mentionner que vous vous intégrez rapidement dans une équipe, et que vous trouvez rapidement vos marques, justement parce que vous avez transformé cette timidité en une forme de respect, partagé pour vos collègues.Je suis entier, j’ai de la force de caractèreDéfaut à manier avec précaution. On se méfie toujours des “grandes gueules” dans une entreprise, ceux qui ne sont jamais d’accord, qui critiquent toujours tout.Cependant, la force de caractère est une qualité qui montre que vous ne vous laissez pas facilement décourager. Cela suggère que vous êtes capable de prendre les devants dans un projet ou une équipe.Par exemple, lors d'une négociation commerciale, vous saurez vous imposer et ne pas abandonner facilement. En entretien, associez ce trait à la notion de courage et de prise de risque, deux vertus très appréciées. Mettez en avant votre détermination et votre capacité à faire face aux défis avec résilience.Je suis émotifLà aussi, si le rouge vous monte aux joues dès les premières minutes de l’entretien, le recruteur vous croira sur parole quand vous lui direz que vous êtes émotif.L'émotivité peut être perçue comme une qualité lorsqu'elle est abordée de manière appropriée lors d'un entretien. Cela démontre que vous êtes réactif et que vous n'avez pas peur de gérer ou d’accueillir vos émotions.→ Les personnes émotives sont souvent très créatives, débordent d'idées et peuvent apporter une dynamique positive à un environnement de travail et à une équipe.→ Lors de l'entretien, il est essentiel de mettre en avant votre capacité à canaliser vos émotions de manière constructive et à les utiliser pour stimuler votre créativité et votre productivité.Comment préparer vos réponses sur les défauts en entretien d'embaucheVoici quelques conseils pour vous préparer à présenter vos défauts lors de votre prochain 'entretien d'embauche :1 - Faites une liste de vos défautsPrenez le temps de réfléchir à vos défauts et faites une liste de ceux que vous pouvez présenter de manière positive. Essayez de choisir des défauts qui sont pertinents pour le poste et qui montrent que vous avez conscience de vous-même, que vous avez réalisé un travail de réflexion.2 - Entraînez-vousEntraînez-vous à répondre à des questions sur vos défauts à l'avance. Vous pouvez le faire en vous posant des questions et en pratiquant vos réponses à haute voix. Cela vous aidera à vous sentir plus à l'aise et confiant lors de l'entretien.3 - Utilisez des exemples concretsLorsque vous parlez de vos défauts, utilisez des exemples concrets pour illustrer vos propos, des situations de la vie de tous les jours. Cela rendra vos réponses plus convaincantes et aidera les recruteurs à mieux comprendre comment vous travaillez sur vos défauts.Cet article vous a plu ? Abonnez-vous à notre newsletter pour ne rien manquer de notre actualité !

Les relations amoureuses entre collègues sont généralement acceptées lorsqu'elles impliquent des personnes de même niveau hiérarchique. Mais elles peuvent poser des problèmes lorsque l'un des partenaires occupe une position supérieure dans l'entreprise.Dans la comédie romantique “La proposition“ (2009), Sandra Bullock incarne une cheffe de service hautaine et arrogante qui tyrannise son équipe, en particulier son assistant - le séduisant Ryan Reynolds, de dix ans son cadet - qu’elle considère plus comme un homme à tout faire qu’un collaborateur.Les mystères et la magie des scénarios des comédies américaines feront que ces deux personnes que tout oppose - lien hiérarchique, personnalité, ambition - tomberont finalement amoureuses l’une de l’autre. La scène finale est d’ailleurs une demande en mariage en - presque - bonne et dûe forme avec genoux à terre au milieu de l’open space, collègues émus et applaudissements. On verse une petite larme, tout est bien qui finit bien.En séchant mes larmes, je me demandais si ce genre de situation avait un semblant de réalisme. Si l'amour triomphe parfois entre collègues sur les open-spaces bruxellois, a-t-il droit de cité entre collègues de rang hiérarchique différent ?Le travail est un puissant incubateur émotionnelAutrefois sujet tabou, les relations amoureuses ont aujourd’hui leur place au travail.Bonne nouvelle si vous êtes amoureux de Sylvie du marketing ou si vous avez un faible pour Michel de la compta, il vous est en théorie beaucoup plus facile aujourd'hui qu’il y a vingt ans de leur déclarer votre flamme.Si nous mettons de côté votre timidité maladive, force est de constater que vous avez statistiquement toutes les chances d’arriver à vos fins.Tout d’abord parce que malgré le recours au télétravail, le travail reste le premier vecteur de socialisation de l’ère moderne et 30% des couples s’y forment. C’est trois fois plus que les personnes qui se rencontrent en boîte de nuit en Belgique. Comme quoi faire les cent pas aux abords de la machine à café s’avère beaucoup plus efficace qu’une nuit blanche au Fuse ou au Zodiak.Que vous le conceviez comme un lieu de souffrance et d’aliénation ou comme un facteur d’émancipation et une activité pourvoyeuse de sens, le travail est l’endroit où nous côtoyons des personnes avec qui nous partageons des valeurs, des objectifs communs, et parfois même des passions.Il est donc naturel que des liens se tissent entre collègues, et que des émotions naissent.❤️🔥 Conséquence ? Selon une récente étude, 46 % des salariés ont déjà eu une relation amoureuse au travail, et parmi ceux-ci, une grande majorité considère que celle-ci était sérieuse.“Le côté aseptisé de la vie de bureau, entre mails et réunions interminables, nourrit aussi le besoin de développer des relations plus proches, voire intimes, une façon de reconstruire du vivant”. Loïc Roche - docteur en psychologie et auteur de “Cupidon au travail”L’acceptation des émotions dans la sphère professionnelleLa seconde raison est que notre époque accorde une importance croissante à l'expression et à la prise en compte des émotions dans la sphère professionnelle.Ainsi, de nombreuses organisations encouragent les relations interpersonnelles positives entre collègues, y compris les relations amoureuses. En effet, une relation amoureuse épanouie peut avoir un impact positif sur la satisfaction au travail, la motivation et la performance professionnelle. QVT quand tu nous tiens !Les DRH seraient donc prêts à jeter un voile pudique sur les relations amoureuses au travail...pour peu que celles-ci dopent le moral de leurs salariés. Alain Samson - Sexe et flirt au bureauCependant, il est important de noter que cette tendance à accepter les relations amoureuses au travail est accompagnée d'une prise de conscience accrue des enjeux liés au consentement et au respect mutuel, dans le sillage du mouvement #MeToo. Ce mouvement a eu entre autres conséquences bénéfiques de définir de nouvelles règles pour la séduction et de fixer des limites à ne plus dépasser.❤️🔥 Les Belges, champions de la drague d’open-space : Un travailleur belge sur dix a déjà flirté ou est tombé amoureux d’un collègue ; 7 % se sont retrouvés dans le même lit au moins une fois ; et 6 % ont embrassé ou eu une relation avec quelqu’un au travail.Trop risqué de tomber amoureux de son boss !Mais la drague au bureau est sélective. Dans l’open-space, l’amour n’est pas aveugle ! Lorsque l'un des partenaires est le supérieur hiérarchique de l'autre, la situation peut devenir plus complexe. En effet, le risque d'une emprise potentielle rend ces relations potentiellement problématiques.Dans la vraie vie, tout ne fonctionne pas toujours comme dans les comédies romantiques avec Sandra Bullock ou Cameron Diaz.Selon l’étude que nous avons citée plus haut, l'acceptabilité d'une relation amoureuse et/ou des démarches de séduction s'avère plus élevée en cas de relation extra-professionnelle (88 %), ou de consentement explicite (77 %). En revanche, lorsqu'il y a un rapport hiérarchique entre les deux partenaires, l'acceptabilité se réduit de moitié.Et là encore le #MeToo a gravé la notion de consentement au travail dans le marbre du hall d’entrée de toutes les entreprises et a incité les femmes en particulier à rejeter les relations dans lesquelles elles pouvaient potentiellement se trouver sous "emprise hiérarchique".Les femmes craignent des dérivesL’étude montre aussi que l’étude montre que les risques de dérive sont fortement appréhendés, notamment : Rumeurs et jalousie (90%),Problèmes d’objectivité, d’équité ou encore d’abus (80%),Par-delà le risque perçu, 22% des femmes répondantes témoignent de dérives qu’elles ont vécues, contre 8% des hommes seulement.L'entreprise a-t-elle un rôle à jouer dans les relations amoureuses entre collègues ?Autre statistique que révèle cette étude : 91 % des salariés souhaitent une régulation des abus possibles en sanctionnant les agissements sexistes et le harcèlement sexuel.⚖️ Que dit la loi belge ? “ Un employeur ne peut pas interdire les relations amoureuses au travail [...]Si deux collègues qui font partie d’un même service ont une relation amoureuse, ils ne sont pas obligés d’en informer leur employeur.”Tout ceci reste à nuancer, car seulement 8 % des répondants trouvent souhaitable que soit établi un règlement intérieur exigeant de déclarer toute relation sexuelle avec une personne du travail.→ Cette réflexion soulève la question complexe de la place des relations amoureuses dans le monde professionnel et de la manière dont les entreprises peuvent les gérer de manière appropriée.→ Aux entreprises donc de trouver le juste milieu entre acceptation et régulation. À quand la création de “love and personal relationship managers" ? Honnêtement j’espère que nous n’en arriverons pas là !👍 Et si vous trouviez votre prochain job (ou le grand amour) avec Betuned ? → Consultez toutes nos offres d’emploi en Belgique !💌 Abonnez-vous à notre newsletter pour d’autres conseils de carrière

“Jérôme, je sais qu’on est vendredi mais j’ai vraiment besoin que tu m’aides à finir la prez…. Sylvie, je suis désolée, mais ce serait super sympa que tu te charges du reporting pour la réunion de cet après-midi parce que j’ai un rendez-vous client important qui vient de se caler, j’ai vraiment pas le temps, tu es bien gentille merci…”Vous êtes quelqu'un de gentil, mais parfois, avouez-le, cette gentillesse peut être exploitée à vos dépens par certains de vos collègues, dont certains ont de vrais dons de manipulateurs.Il est temps de trouver l'équilibre entre être agréable, bien faire son travail tout en se faisant respecter.Dans cet article, nous allons aborder des réflexes de base et des phrases à utiliser face à ceux qui usent et abusent de votre gentillesse.Le problème avec la gentillesse au bureau (et dans la vraie vie aussi)La gentillesse n’est pas un vilain défaut, c’est même plutôt une qualité dans la vie quotidienne comme au travail. Le problème c’est les idées reçues que nous avons au sujet de la gentillesse.En clair, la plupart de gens pensent qu’être gentil, dire oui le plus souvent possible ou se porter volontaire va nous rendre plus aimables par les autres. Et comme l’être humain a envie d’être aimé…Je vous en prie, oubliez pour toujours ce faux lien de cause à effet !Soyez gentil si vous en avez envie, mais pas pour plaire ou pour grimper dans l’estime de vos pairs.En réalité, dans un environnement professionnel, la gentillesse vous rend prévisible. “Demande donc à Sylvie, elle dit toujours oui…” Certains collègues auront tôt fait de profiter de votre gentillesse, certains vous traiteront avec mépris.Pire, si vous avez affaire à un pervers narcissique, il peut profiter de votre gentillesse pour vous manipuler et vous dévaloriser. Et pensez-y, au final, cela peut même impacter votre carrière si vous mettez systématiquement les besoins des autres avant les vôtres.Il est important de comprendre que dire non de temps en temps est nécessaire pour préserver votre bien-être.Comment savoir si l’on est trop gentil au travail ?En général, les personnes “trop gentilles” sont conscientes du phénomène, mais elles ont du mal à sortir du cercle vicieux. Voici cependant quelques signes qui ne trompent pas :vous faites souvent des choses que vous n’aviez pas prévu de faire ou que vous n’avez pas envie de fairevous vous en voulez d’avoir pris certaines décisionsvous êtes en colère contre vous-même sans raisonvous ne pensez jamais à vous, à votre carrière, seulement à bien faire votre travailLes sept phrases à utiliser pour arrêter d’être trop gentilNous sommes lundi matin, la journée a pourtant bien commencé. Casque audio sur les oreilles pour gagner en concentration, vous défrichez vos e-mails avant la réunion de 11h.Mais vers 10h30 tout bascule. Vous sentez comme une présence familière dans votre dos. Michel s’est approché à pas feutrés, se plante devant votre bureau. Sourire en coin, il porte ses mains à ses oreilles pour vous faire signe qu’il veut vous parler.À peine avez-vous décollé votre casque - ultime rempart contre le ronron de l’open space et tous les Michel de la Terre - qu’il vous tend une liasse de feuillets A4 et vous demande de l’aider sur ce projet urgent/important.Dans sa phrase il y aussi les mots ASAP et deadline. Pas de doute c’est encore un mauvais coup qu’il essaye de vous jouer. À vrai dire, vous n’êtes vraiment pas emballé, car Michel est un multirécidiviste. C’est la troisième fois qu’il essaye de vous refiler un projet qui n’est pas de votre ressort.1 - “Laisse-moi du temps pour y réfléchir, je reviens vers toi”Avec cette phrase, vous jouez la montre. Il y a de fortes chances pour que votre sympathique collègue comprenne le message et aille voir ailleurs. S’il insiste - “c’est urgent, j’ai besoin de toi…” - adoptez la bonne vieille technique du disque rayé : “ il faut que je cogite, que j’y pense, que je me renseigne…” enfin vous avez compris.Cette technique ne fait pas partie des plus “intello”, il s’agit ici de jouer sur sa propre naïveté et de rester campé sur ses positions pour décourager l’adversaire.2 - “Ben non, ça n’me dit rien”Une fois que vous avez prononcé cette phrase, restez sur des généralités du style “je ne sais pas, ça ne me tente pas, je ne me vois pas travailler sur ce dossier”. Bref vous avez compris : cette phrase exprime clairement votre désaccord ou votre incapacité à réaliser la demande sans être trop abrupt.L’idée c’est de rester dans le flou sans donner trop d’arguments à Michel, car il se fera un plaisir de les démonter l’un après l’autre.3 - “Je crois que j’ai déjà bien contribué à ce projet, cette fois-ci je passe mon tour”L’idée ici, c’est de ne pas attaquer Michel de manière frontale, mais de suggérer qu’il n’a pas fait sa part du job. Normalement il devrait comprendre le message. Si ce n’est pas le cas, n’hésitez pas à énumérer la liste des vos contributions en restant très calme4 - “ Si je t’aide sur ce coup, qu’est-ce que j’ai à y gagner ? “L’objectif de cette phrase c’est de faire en sorte que Michel arrête de penser à lui-même pendant au moins 30 secondes et qu’une négociation puisse peut-être commencer. Après c'est à vous de voir si les termes du deal vous conviennent !5 - “Bon, ok, mais après, qu’est-ce que tu vas me demander, c’est quoi la suite ? Où veux-tu en venir exactement ?Nous entrons ici dans un registre un peu plus agressif. L’objectif c’est de pousser Michel dans ses retranchements et de lui demander d’abattre ses cartes, de se justifier. S’il a de mauvaises intentions, il fera machine arrière instantanément.6 - “Non, cela ne correspond pas à mes valeurs” / “ Je ne fonctionne pas comme ça”L’objectif ici c’est de se justifier en parlant de soi, de ce qui compte pour vous et de comment vous fonctionnez. Un projet pour mettre des distributeurs de soda dans les écoles primaires ? Non merci Michel.Virer Sylvie sans préavis ? Non Michel, pour moi ce n’est pas éthique, je pense que nous devrions écouter sa version des faits…Mise en garde : ces phrases sont à utiliser dans des contextes bien précis. Si le big boss a besoin d’un coup de main et que c’est une véritable urgence, peut-être devriez-vous accéder à sa demande !👍 Et si vous trouviez votre prochain job avec Betuned ? → Consultez toutes nos offres d’emploi en Belgique !💌 Abonnez-vous à notre newsletter pour d’autres conseils de carrière

Bien que certains recruteurs n’adhèrent plus vraiment à cette question, elle reste tout de même incontournable pour beaucoup lors d’un entretien d’embauche. Mais quelle est la bonne réponse ? La réponse risque de vous surprendre : il n’y en a pas une en particulier. Par contre, il y en a beaucoup de mauvaises.Cette question, vous la connaissez. Très souvent, l’interview suit son cours : vous vous présentez rapidement, expliquez votre parcours et comment vous avez pris connaissance de l’offre d’emploi. Le recruteur vous parle ensuite un petit peu de l’entreprise et de la fonction. Puis, le moment arrive où il vous pose cette fameuse question « Pouvez-vous me citer 3 qualités et 3 défauts qui vous caractérisent ? ».Pas de soucis, vous avez maintenant l’habitude et vous avez préparé à l’avance votre réponse. Vous avez choisi des qualités assez ordinaires et des défauts assez neutres pour être sûr de ne pas perdre des points aux yeux de votre interlocuteur. Vous êtes sûr de vous, vous ne pouvez pas vous tromper sur cette question ! Pourtant, il va peut-être falloir revoir quelque peu votre stratégie …Des candidats et des réponses formatésCette question est devenue tellement courante lors d’un entretien que beaucoup de candidats sont formatés à y répondre. Ils vont alors la préparer à l’avance du mieux qu’ils peuvent, mais tombent finalement souvent dans des réponses bateaux. Si se trouver des qualités ne semblent pas trop compliqué, se trouver des défauts l’est souvent plus. Alors, on choisit la facilité avec des réponses assez neutres pour éviter de trop se découvrir.Or, c’est exactement l’inverse qu’attend le recruteur. Lorsque celui-ci rencontre un candidat, son but premier est de déterminer si son profil correspond ou pas à l’entreprise et à la fonction disponible. Au-delà de connaitre vos qualités et défauts, cette question lui permet également de juger votre capacité autocritique, votre maturité et votre connaissance de vous-même.Proposez une réponse sur mesureLes recruteurs rencontrent quotidiennement un grand nombre de candidats. Ils reçoivent donc souvent le même type de réponses « langue de bois » et de faux défauts de la part de ceux-ci. Pour sortir du lot, il faut donc que vous lui fournissiez une réponse honnête et personnalisée. Gardez à l’esprit que l’essentiel lors d’un entretien est de faire comprendre qui vous êtes, avec vos qualités et vos défauts. Vous devez vous les approprier et réussir à les mettre en avant de manière optimale.Pour cela, commencez par privilégier le « je » au « on dit de moi que ». En parlant de vous à la première personne, vous montrez au recruteur que vous vous connaissez bien et que vous assumez votre potentiel et vos failles. Mises à part vos compétences, ce sont vos qualités humaines et professionnelles qui vont vous permettre de vous démarquer des autres candidats. Soyez donc sincère et authentique lorsque vous répondez.L’essentiel lors d’un entretien est de faire comprendre qui vous êtes, avec vos qualités et vos défauts !La forme prime sur le fondAttention, il ne suffit pas de simplement citer 3 qualités et 3 défauts. Il faut que vous intégriez vos réponses dans des phrases qui vous permettront d’argumenter et de donner des exemples personnels. N’hésitez pas à expliquer comment vos qualités peuvent servir pour ce poste et de quelle façon vous travaillez sur vos défauts au quotidien. Gardez à l’esprit que, plus que le fond, c’est la forme qui prime. Le plus important ici est la manière dont vous allez vous racontez et vous mettre en avant.Par exemple, répondre « Je suis quelqu’un de timide » n’est pas suffisant. Par contre, si vous ajoutez « C’est un défaut sur lequel je travaille depuis des années. J’ai décidé de me forcer à aller plus souvent vers les gens pour apprendre à gérer mon stress et à dompter cette peur. Ma timidité est toujours présente mais j’ose à présent beaucoup plus m’affirmer lorsqu’il le faut ». En agissant de la sorte, vous montrez non seulement que vous êtes conscient de vos faiblesses, mais également que vous travaillez dessus.Comment trouver la réponse qui me correspond ?Il n’y a pas de formule magique. La meilleure façon de répondre le plus authentiquement possible est de vous connaitre vous-même. Beaucoup de candidats pensent que parler de soi ne se prépare pas. Or, ici vous devez non seulement vous connaitre mais également être capable de vous décrire de façon précise et organisée. Prenez donc le temps de réfléchir sur vos compétences, sur vos valeurs, sur ce que vous aimez et n’aimez pas faire, sur vos forces et vos faiblesses ou encore sur ce que vous pouvez apporter à un groupe.Vous pouvez également demander à votre entourage de répondre à ces quelques questions à propos de vous. Pour un maximum d’honnêteté, vous pouvez par exemple leur faire remplir à ce sujet un petit sondage anonyme. Vous éviterez ainsi toutes réponses « langue de bois ». Une fois que vous aurez obtenu leurs réponses, comparez-les avec les vôtres. Vous aurez ainsi une idée de la personne que vous pensez être et de celle que vous présentez aux personnes autour de vous.Si cela ne vous suffit pas, il existe également une multitude de tests de personnalité en ligne qui peuvent vous aider dans votre recherche. Par exemple, ce site présente l’ensemble des tests de personnalité utilisés lors de recrutements alors que celui-ci répartit les participants en 16 types de personnalités différentes. Ce ne sont évidemment que deux exemples parmi tant d’autres. Gardez cependant toujours à l’esprit que même si les résultats obtenus vous permettront de mettre le doigt sur certains aspects de votre personnalité, ils doivent tout de même être relativisés.Quelles qualités choisir ?C’est le moment de vous mettre en avant et de montrer que vous avez les qualités requises pour remplir ce post. Attention malgré tout de rester humble afin de ne pas passer pour quelqu’un d’arrogant ou de prétentieux. Parmi les 3 qualités que vous allez citer, n’oubliez pas qu’au-delà des qualificatifs, la maitrise d’une langue étrangère (ou plusieurs) ou d’une compétence spécifique peuvent être perçus comme des points forts.Vous pouvez par exemple choisir deux qualités concernant directement des compétences qui vous permettront de mener à bien le job auquel vous postulez et une troisième concernant votre personnalité. L’important ici est de choisir des qualités utiles et en lien avec la profession que vous exercez et de les illustrez avec un exemple personnel.Enfin, évitez d’utiliser des qualificatifs usés et vidés de leur sens comme « motivé » ou « rigoureux ». Surtout, évitez de dire que vous êtes « perfectionniste ». Si on y réfléchit, une personne perfectionniste peut difficilement être le collègue idéal. En effet, celle-ci aura toujours du mal à clôturer un projet et aura toujours peur de se lancer de peur de mal faire. À éviter donc …Et au niveau des défauts ?Encore une fois, vous devez absolument éviter les réponses bateaux. Le recruteur attend un défaut qui en soit vraiment un. Si vous voulez sortir du lot, donnez une réponse réfléchie et sincère. On évite donc les faux défauts ou encore les défauts « mignons » du style « je suis gourmand ». Ce genre de réponse n’intéresse pas le recruteur et vous risquez de perdre son intérêt en agissant de la sorte. Soyez donc conscient de vos propres défauts mais montrez à votre interlocuteur que vous travaillez dessus à l’aide d’un exemple personnel.Veillez cependant à ce que le défaut ne soit pas en contradiction fondamentale avec le poste que vous voulez occuper. Par exemple, un candidat à un poste d’informaticien pourra difficilement avouer des lacunes dans ce domaine ou un manque de concentration. Il pourra par contre plus facilement admettre un manque d’aisance relationnelle par exemple.Peu importe les défauts que vous choisissiez, n’oubliez pas que le plus important est la façon dont vous allez présenter les choses. Par exemple, une personne autoritaire pourra expliquer « qu’elle aime le travail bien fait et qu’elle n’a pas peur de prendre le lead dans un projet ». Une personne désorganisée pourra de son côté argumenter « qu’elle effectuera son travail de manière optimale pour peu qu’elles reçoivent des outils d’organisation simples et des deadlines claires ».Il existe cependant des qualificatifs qu’il vaut mieux éviter tant ils ont une portée négative. Par exemple, il sera difficile d’argumenter des défauts tels que « fainéant, anxieux, égoïste, … » et vous risqueriez alors de laisser une mauvaise image de vous auprès du recruteur.Et si je veux échapper à la question ?C’est possible, mais pas de n’importe quelle manière. Par exemple, essayer de se défiler avec humour en répondant que vous n’avez pas de défauts ne fera probablement pas rire le recruteur. Par contre, vous pouvez éviter cette question en prenant vous-même les devants. En abordant de votre propre initiative le sujet lorsque vous racontez votre parcours, vous devenez maître de la façon dont vous présentez les choses. Vous aurez alors tout le loisir de vous justifier et de donner des exemples frappants. Par exemple, lorsque vous abordez votre emploi précédent, vous pouvez expliquer ce qui vous a plu ou non, quel type de travailleur / collègue vous étiez, …ConclusionBeaucoup de recruteurs trouvent aujourd’hui que cette question est dénuée d’intérêt. En effet, ils jugent difficile d’évaluer la personnalité d’un candidat sur la base de quelques adjectifs sortis à la volée lors d’une interview. Beaucoup préfèrent donc chercher des éléments de réponses dans l’échange sans avoir à formuler cette question. Pourtant, tous n’ont pas abandonné cette pratique. Il est donc toujours bon de s’y préparer au cas où la question ressortirait lors d’un entretien.Gardez à l’esprit qu’il n’y a pas de défauts et de qualités bons en soi. Soyez sincère et authentique et montrez à l’aide d’exemples personnels pourquoi vous (et personne d’autre) correspondez à ce job.Nous vous souhaitons beaucoup de succès dans votre recherche de travail !